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Par un beau dimanche de 1885, François DEDENIS, alors âgé de 19 ans, part à la pêche avec un ami qui a l'idée, somme toute saugrenue, d'emmener un accordéon diatonique. François est subjugué par cet instrument et décide d'économiser les 5 francs nécessaires pour en acquérir un, un accordéon de "quatre sous et cinq touches" de fabrication allemande comme nous le conte la légende.

La réalité est très proche de la légende, François DEDENIS décide de prélever sur ses maigres économies l'argent nécessaire à l'achat d'un instrument.

L'accordéon est rustique et une lame casse après quelques mois d'utilisation. La réparation étant trop chère et les réparateurs peu nombreux, il décide de le réparer lui-même. Devant la nécessité de connaître la musique pour pouvoir accorder l'instrument, François achète une méthode et apprend seul le solfège. En démontant son accordéon, il en examine les différents éléments et en étudie le mécanisme. Il décide alors de fabriquer son propre instrument. La menuiserie, clavier, caisse, sommiers, ne posent guère de problèmes pour un ébéniste mais il doit user d'ingéniosité pour fabriquer les portes lames, qu'il réalise en coulant du zinc, et les lames pour lesquelles il utilise ... des bandes d'acier de corset ! Les boutons sont des jetons utilisés par les joueurs et les basses des boutons de nacre achetés dans une mercerie, le soufflet est découpé dans du carton d'emballage. François DEDENIS vient de fabriquer sont premier accordéon.

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Il continua ainsi, en parallèle de son métier, utilisant son temps libre à réparer, à revendre et à construire des accordéons. Il parvient à fabriquer un accordéon par semaine, gagnant ainsi une vingtaine de francs.

Les premiers instruments sortent de l'atelier situé à l'angle de la rue Blaise-Raynal et de la rue Dubois. Ils porteront la mention :

Manufacture d'Accordéons Perfectionnés
1 rue DUBOIS , Brive (Corrèze)

Le succès ne se fait pas attendre. Sa facilité de jeu fait vite de l'accordéon un dangereux concurrent pour les instruments traditionnels (musettes, vielles, violons...).

En 1901, lors de l'Exposition Industrielle Internationale de Paris, il est déclaré Hors Concours. Ce n'est qu'à cette date que François DEDENIS mentionnera comme profession "Fabricant d'accordéons". Les récompenses vont se succéder, dépassant le cadre de la France puisque son travail est reconnu à Londres, Madrid, Bruxelles et Milan. En 1910, il reçoit "un diplôme d'honneur avec Croix du Mérite pour l'excellence de ses accordéons exposés au Palais du Travail" lors de l'Exposition de Paris.

La notoriété venant, il doit agrandir son atelier et en 1907 il s'installe au 4 de la place Thiers. Cette même année il épouse Marguerite DUBOY mais le couple n'aura pas d'enfant.

Bientôt, devant le succès de ses instruments, François DEDENIS décide de réaliser son rêve et confie le projet de construction d'une usine entièrement dédiée à l'accordéon, la première en France, à deux architectes de Brive, messieurs MACARY et MACHAT.

 

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