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Le chabrettaire Auguste Doussaud (1903)
Vielleux traditionnel
Pour sa part, Maurice Cluzelaud écrit, dans le Limousin de Paris :"Quant à l'accordéon, pas d'âme ? - charitables, arrêtez-vous un soir à l'angle d'un faubourg, par une pluie glaciale, près de la place du pauvre et vous sentirez".
Accordéoniste des rues
M de Nussac amène cette remarque : "Pour la question de l'accordéon, ce qu'il y a de vrai, c'est qu'il ne s'accorde pas avec les airs populaires indigènes pour lesquels il n'est pas fait comme la chabrette et la vielle...". Ce qui est vrai en partie puisque certains airs traditionnellement en mineur sont passés en majeur sous les doigts d'accordéonistes.
Il reconnait pourtant que, comme ces instruments "ils peuvent tout aussi bienservir chacun à des rôles divers, mais la bourrée et les autres danses locales menées par l'accordéon, feraient une hérésie...". Heureusement, les bûchers de l'Inquisition ont disparu !
"L'accordéon, d'origine étrangère, fait partie de cette invasion lente qui étreint actuellement la France, s'attaquant à tout ce qui nous est cher et dénaturant même ce que nous avons de plus particulier et d'original, nos coutumes, chants et danses provinciales". Il déplorait ainsi que la mode des vielles, chabrettes et violons soit passée en Limousin, remarquant au passage le dynamisme de ces instruments dans le Berry, le Nivernais et l'Auvergne.
Tout le monde ne partage pas cette idée. Témoin la lettre envoyée par Jean TILLET, maître vielleur, à la même revue :
"Pour apprendre l'accordéon, il faut moins longtemps que pour le piano. Nous connaissons un joueur de mandoline qui, en deux mois, apprit l'usage parfait du clavier-chant. Pour le clavier-basses, qui donne les accords (...), il faut compter trois mois de plus. Mettons six mois. Six mois pour se faire une situation. Avis aux amateurs. Le XXème siècle marquera la floire de l'accordéon...".

Il est vrai qu'à cette époque, un accordéoniste réputé gagne de 1500 à 2500 francs par mois !
L'accordéon n'a pas été le bienvenu dans nos campagnes, loin de là ! Contrairement aux autres instruments utilisés dans les fêtes et bals, il est simple d'aborder l'accordéon. Un article paru dans la Revue Limousine d'octobre 1926 nous le rappelle :
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